Armadillo - William Boyd

11 septembre 2008 · Littérature anglaise 

Armadillo est le premier roman de William Boyd que j’ai l’occasion de lire. J’ai bien sur souvent vu des livres de cet auteur lors de “mes écumages” de librairies ou de bouquinistes, mais je ne sais pas pourquoi, je n’avais encore jamais été tenté.

C’est chose faite, et l’erreur et réparée. Je dis l’erreur, cas ce livre est excellent, et je regrette de ne pas avoir découvert William Boyd plus tôt.

Ceux d’entre vous qui sont des aficionados de longue date de Boyd (et je sais que vous êtes nombreux) trouveront sans doute mon a priori envers Boyd ridicule (et vous aurez raison), mais le bon côté de la chose est que je viens de découvrir un nouvel auteur que j’apprécie et que j’aurais, je suis sur, plaisir à mieux connaître. Ce qui veut dire, si j’en crois sa bibliographie, qu’il me reste un bonne douzaine de ses livres à découvrir.

Et rien que pour ce plaisir par anticipation, je ne regrette pas d’avoir autant tardé à découvrir William Boyd.

Vous l’aurez compris je pense, j’ai aimé Armadillo. Les fans de Boyd et ses critiques disent pourtant que ce n’est pas son meilleur roman. Il est pourtant déjà suffisamment bon pour être recommandé. Et je vous le recommande.

Armadillo donc. Une intrique somme toute assez banale, voire sommaire mais qui nous tiendra cependant en haleine. Tout est dans le style, dans les dialogues, les personnages, leurs caractères, les situations, l’atmosphère du roman.

La toile de fond en est Londres ou exerce Lorimer Black (Milo Blocj de son vrai nom qu’il a préféré changer suite notamment à un mauvais trip de jeunesse au LSD). Aujourd’hui, Lorimer Black est expert en sinistres auprès d’une compagnie d’assurance.

En plus de troubles du sommeil, il souffre d’un patron caractériel. D’amour également, celui entre-aperçu à travers la vitre d’un taxi. Il affectionne et collectionne les casques antiques, éléments d’armure dont il aurait bien besoin pour se protéger de toutes les péripéties auxquelles il se trouvera confronté tout au long d’Armadillo (petit homme armé).

Du jour au lendemain, suite à un sinistre sur lequel il est chargé d’enquêter, sa vie bascule, elle pourrait tourner au drame, mais Boyd en fait une comédie ironique et rebondissante. Sans temps mort, Lorimer Black nous entraine dans ses aventures, ses pensées et sa vie à travers le livre de la transfiguration, son journal intime.

Après avoir lu Armadillo, je n’ai qu’une envie : lire les autres roman de William Boyd.

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