L’Homme Squelette - Tony Hillerman
L’Homme Squelette est le dernier roman de Tony Hillerman paru en France (réédition en livre de poche). C’est également l’avant dernier ouvrage de l’auteur (dans son cycle policier Navajo, hors biographie et documents) qui vient de nous quitter aujourd’hui à l’âge de 83 ans.
On retiendra principalement de son œuvre sa fantastique série de 18 romans policiers se déroulant dans la région des Fours Corners, en pays Navajo, démarrée en 1970 avec “La voie de l’ennemi” et qui s’achève en 2006 avec “Le chagrin entre les fils”.
Série à travers laquelle on aura suivi les vies et les aventures de ses deux principaux héros que sont les Lieutenants Joe Leaphorn et Jim Chee de la police tribale Navajo.
L’Homme Squelette n’est malheureusement pas, à mon avis, le meilleur opus de cette fabuleuse série. Certes, les habitués d’Hillerman y retrouveront avec plaisir ces attachants personnages que sont Leaphorn, Chee, Bernadette Manuelito ou encore le vieux McGinnis (non, il n’est pas mort et s’accroche toujours à son comptoir d’échanges.)
Mais l’intrigue (une histoire de diamants, grosse comme le Ritz) y est plus faible que dans nombre de ses autres livres, un peu tirée par les cheveux, et on a du mal à y croire.
Le souffle mystique et mythologique également, qui contribuent de manière si importante à l’atmosphère envoutante de ses polars et au plaisir que nous, lecteurs, y prenons semble plus faible.
Alors je ne peux qu’encourager ceux qui ne connaissent pas l’œuvre de Tony Hillerman, qui la découvrirait par ce livre, L’Homme Squelette, et qui resteraient sur leur faim, de ne pas s’arrêter à cette première impression (si tant est quelle soit mitigée comme la mienne) et de se plonger dans le reste de son œuvre et notamment dans certains de ses meilleurs bouquins comme La voie de l’ennemi, Là où dansent les morts, Femme qui écoute qui mettent en scène son premier héros, Joe Leaphorn ou encore Le Peuple de l’ombre, Le Vent sombre ou La voie du fantôme, des aventures de Jim Chee.
Et pour les inconditionnels absolus, dont je fais parti, le seul moyen d’atténuer la tristesse de l’annonce de sa mort sera de se replonger dans la lecture de cette œuvre en en lisant ou relisant les 18 volumes.
Voir l’œuvre de Tony Hillerman sur Amazon.fr
Commentaires
Donnez votre avis
